A la Lueur du Lampadaire !


Tous à la lecture ! Marathon d'hiver le 7 et 8 décembre !

 

 

Chicky Poo et Samarian et Petit_Spéculoos proposent tous ensemble un petit marathon pour le WE du 7 et 8 décembre, Il était une fois Noël. 3 catégories pour un temps de 10h à 22h et une lecture sur l'hiver et/ou Noël et/ou tout en rapport avec ces 2 derniers termes.

 

 

 

Je participe - mais j'aurais pas du ! Pas un moment à moi pour lire ! Et j'ai prévu du temps, les livres papier si j'étais à la maison, les livres électroniques si j'étais dehors - que nenni !

 

La liste des e-livres:

Le Livre de Dede Korkut, conte anomyme turco-moghol; 

Ivan Turner avec Zombie, 2 épisodes, son site internet  Apocalypze ;

O Henry avec New-York Tic-tac, recueil de nouvelles se passant à la grosse pomme dans les années début 1900;

Villiers de l'Isle-Adam et Le secret de l'échafaud;

Songs to make the dust dance, légende japonaise;

Cent ans de solitude de Marquez, temps que j'aurais bien voulu pour ce WE

The girl with the dragon tatoo by Stigg Larsson, une lecture en cours.

 

Alors je me mets dans les ténèbres ! Nuit Blanche ! Parfait avec un lampadaire de la rue juste sous mes fenêtres, Mom m'ayant interdit de veiller. (Oui, elle ne peut s'empêcher de faire le colonel-chef - ou la matrone, au choix.)

 

Samedi :

 

 

De 22h à 02h : Villiers y passe, à la casserole. Conte ou roman, je n'arrive jamais à le situer, le genre de ses écrits. En tous cas, c'est un recueil de nouvelles, du lugubre, du fantastique, du même ou presque pendant que Edgar Allan Poe, peut-être en moins bien, m'enfin parfait pour commencer une nuit d'hiver et foutre les jetons ! 97 pages, je sais, c'est court, mais voyez-vous en train de lire sous une couette, collé à la porte-fenêtre une nuit de près de 0 degré Celcius, ça vous prendra du temps à vous-aussi ! Si si, je vous le dis !

 

  

 

De 02h30 à je sais pas : La lecture rapidement finie de Marquez - ça m'étonne que je la fasse trainer depuis tant de temps - laisse place à New-York, New-ew-ew York, et ses tranches de vies tantôt heureuses ou pleine d'espoir, tantôt tristes ou méchantes, dont un sur les cadeaux qu'on s'offre à Noël. Ce qui remplie le contrat 'lecture d'un truc sur Noël" du défi, ce qui manquait dans ma e-liste. 80 + 193 pages.

 

Vers 5h00 : J'ai la tête qui dodeline : je vais me coucher ! 

 

Dimanche :

 

 

10h : Après un petit-déjeuner niçois, je continue le défi par le roman de Stigg Larsson, comme un apéritif avant le gros de la lecture. Mais pas de calme aujourd'hui aussi ; je mets donc à profit tous les moments que je grappille : 10 min par là, 15 min par ci, 35 min dans les transports en commun, 6 min en attendant le burger à la table, etc.. C'est fascinant comme on a du temps entres deux activités qui, aligné, nous font une journée ! Au total, 35 pages de lecture.

 

 

Pause internet à 16h pour faire le bilan et voir les autres concurrents ! Je reprendrais vers 20 h avec un livre papier - idée finalement abandonnée - et une connexion internet.

 

Reprise vers 21h jusqu'à 23h et des poussières : Pour finir en beauté ce marathon, une légende poétique et du fantastique. Et voilà un marathon qui en mérite le nom parce que j'ai bien chassé les heures et les minutes de mes lectures !

 

Zombies! Episode 1: Shawn of the Dead 

 


08/12/2013
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La Métamorphose version Japonoïde ! (Théatre)

Ah le retour à la maison, Que c'est bien !

 

Enfin dans ma Normandie chérie, même à peine installé -

et encore, je n'ai pas terminé les corvées administratives !

 

J'ai réussi - par pur hasard en cochant un spectacle dans la grille du théâtre municipal - à capter une pièce de théâtre qui associe l'oeuvre de Franz Kafka à la modernité robotique.

 

La Métamorphose Version Androïde

 

Ground-breaker: Writer/director Oriza Hirata, whose protagonist in his version of Franz Kafka's 'The Metamorphosis' is a French-speaking robot. | NOBUKO TANAKA

Oriza Hirata, univ. d'Osaka

 

Le sysnopsis : George Samsa se retrouve transformé en androide donc (en insecte dans la VO) avec un corps qui laisse voir tout le mécanisme robotique. Sa famille cherche à l'aider, à s'enfuir, à s'en séparer - bon, tout ce qui faut faire et ne pas faire : c'est un rien compliqué !

 

J'en suis ressorti mitigé.

D'abord plaisant, la pièce a nourri mon addiction japonaise car d'un, le metteur en scène, Oriza Hirata, est un grand dans le pays du soleil levant ; et de deux, une innovation géniale : le rôle principal est donné au robot ! Bon, ce n'est pas un rôle qui rend béat par son jeu mais juste une admiration un peu niaise pour une prouesse technologique. Peut-être plus, je suis/on est bien gaga devant un spectacle de marionnettes, non ? Et si c'était le début des pantins high-tech sur les planches provoquant ainsi la métamorphose du théâtre ? 

 

 

Ensuite, l'oeuvre de Kafka m'a toujours troublé ; ne sachant pas pourquoi, je ne relis pas ni ne cherche à comprendre ; c'est toujours d'actualité ! Pourtant je trouve que le robot colle à la pièce soit l'impassibilité du visage/masque ou l'impossibilité (minimale) de ressentir des émotions reflète l'approche viscérale  (comme si on regarderait des boyaux déballés dans l'abdomen) de l'intrigue. C'est vrai, peut-on s'attacher à un robot, une poupée de cire même s'il est très proche quand ils ne présentent pas des sentiments personnels ?

 

plutôt effrayant, je trouve.

 

 Enfin, bien que je ne voudrais sans doute pas revoir la pièce, cette dernière donne matière à réflexion : le thème de l'anormalité, de la crainte que celle-ci inspire et des artifices qu'engendrent des changements corporels - quels qu'ils soient ; ex. les prothèses, la chirurgie esthétique, l'humain bionique... Un grand paradoxe y règne finalement ! Et, disent les experts, l'absurde et l'aliénation. Ce dernier terme me fait particulièrement peur, une peur viscérale. Evidement, l'artificiel, cette chose qui défait la spontanéité d'une personnalité ; préparer à l'avance le jeu de scène pour un timing parfait entre le comédien et le robot en vaut-il le coup ? Cela laisse-t-il entrevoir une richesse dans l'expérience ou c'est juste comme le karaoké, j'abandonne quand je ne peux pas suivre les paroles en musique ?

 

Les androïdes m'ont passionné au moment d'une lecture SF ou mangaesque car ça poussait à l'imagination du monde futur. Ici, un androïde sur les planches comme au cinéma, puis deux, puis dix et ensuite le chômage pour les comédiens humains... Je reverrai mon jugement quand la planète prendra un caractère à la Terminator.

 

Note: un peu banal voire décousu comme article, mais c'est tout ce que je peux faire aujourd'hui.

Quelques liens sur :

 

  The Japan Times

 

Un magazine sur le high-tech :  Discovery News  Adaption of the metamorphosis trades roach for robot 

 

 Dans le festival Automne en Normandie (où d'autres robots traînent sur les planches de bois aux feuilles caduques.)

 

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24/11/2014
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Un homme parti de zéro (défi Citation se meut en Texte)

Un homme parti de zéro pour n’arriver à rien, n’a de merci à dire à personne.

 

Pierre Dac

 

 

Un jour d'avant l'été 2014, quelqu'un de la blogosphère que je fréquente (donc si on se reconnait, on fait signe) a dit : "Cette fois-ci, je propose la phrase du jour avant de publier le texte au cas où quelqu’un se laisserait tenter…" "le but étant d’écrire un texte en rapport avec la citation."

 

Je réponds par un petit texte qui me parait un peu tiré par les cheveux. Ou comment trouver de l’inspiration pour un futur roman… (pour le narrateur, bien sûr.) Je ne connaissais pas de nom le Pierre Dac mais après l'avoir découvert, je suis devenu fan. Ecrivain, diffuseur radiophonique (effet qui me plait), humoriste et comédien. (MERCI, le quelqu'un !)

 

 Le texte:

 

"Le trottoir est bondé de passants ce soir. Les talons raclent l'asphalte sans interruption, défilent sans esthétisme. On est pressé, on marche d'une bonne cadence mais on ne flâne pas. Ce n'est pas le moment, il fait froid et humide malgré ce mois de mai, les commerces sont fermés pour cause de fête du travail. C'est pas la joie, quand même ! C’est même pas ma ville : je suis arrivé là, par hasard, sans un rond.

Sauf que je fais ce qu'il me plait ! C'est-à-dire rien. Ou peut-être trembler de froid. Je suis installé en bas de la rampe où, aujourd'hui aussi, les jeunes du quartier font leur skate - je les observe parce que ça me fait passer le temps et que c'est pas du flan, leurs acrobaties ; j'ai posé ma gamelle au sol et à côté mon carton en V inversé où j'ai écris au marqueur noir, emprunté hier au primeur du coin « Pour manger, SVP ! »

Malheureusement, personne n'a déposé de shilling dans ma gamelle. Ni de sous. Je sens dans ce corps comme alambiqué, distillée à petites gouttes une sorte de soulagement. Remercier pour mendier est un acte difficile.

Je reprends mon carton et le retourne. Ce soir n'est pas un bon soir, que n'y peux-je ! Marqueur au poing, je signe mon acte : « Un homme parti de zéro pour n’arriver à rien, n’a de merci à dire à personne. »

Au loin, la voix connue d’un ami me hèle : « Hé, Pierre ! Mais qu'est-ce que tu fais dans ces haillons ? Et assis par terre ?

- J'écris ! »"

 


17/09/2014
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Petits Meurtres en Société de Suzann Ledbetter

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Un livre embarqué qui a fini dans deux défis de lecture :

  • 170 idées de lecture d’Helran : idée no 82 : le lampadaire (dessin sur la couverture);
  • Lire à la Lueur du Lampadaire. 

Une pierre deux coups !                                                 .

 

Et deux avis : ma sœur et moi.

 

Mam’zelle Ma Sœur

 

L’intrigue est plutôt banale et menée de façon à faire passer l’enquête pour une histoire banale en y saupoudrant un  pseudo-parfum de mystère. Au contraire de la couverture qui promettait beaucoup, surtout l’effet de déchirure.

Je suis déçue.

L’intrigue n’avance pas car se mêle à la vie de des acteurs. Ce qui fait un allongement qui m’agace. Où sont donc passés les romans tels des séries US de 45 minutes et les enquêtes menées tambour battant ? Ce qui ne veut pas dire que le livre aurait peu de pages. Au contraire.

Le résumé disait comique, bof ; imprévisible, bof ; suspense au RDV, bof.

J’ai arrêté à la page 148 (sur 397) cette lecture de peu d’intérêt qui, coûtant 6€, pourrait être un divertissement de passage.

 

 

Moi-même

 

Enquête banale, promesse de la jaquette, lenteur de l’intrigue : ok avec tous.

J’ajoute que l’effet comique est présent, un peu comme une comédie TV, comme sont toujours les vieux retraités. Mais faut dire aussi que je ris pour un niveau très bas et Mam’zelle Ma Sœur n’est pas facile à dérider.

Il s’y trouve un air de western, également : pas seulement dans le lieu de l’histoire (Missouri), dans les références cinématographiques (Le train sifflera trois fois), les noms bien sur ou les attitudes de cow-boys qui n’ont pas disparus apparemment de la vie citadine même si provinciale.

Le suspense tient la route, prévisible et non, tout à la fois. Divertissant, quoi.

En gros je suis un peu moins déçu que Mam’zelle Ma Sœur. Un peu plus diverti. A cause de l’air western.

 

 

lire lamp.jpg     challenge littéraire des 170 idées


31/07/2014
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Ecrire de A à Z (2) la lecture à voix haute

Un exercice d’écriture textuel : 26 phrases qui commencent par les lettres de l’alphabet. Bon, ça, c’est simple : même les lettres difficiles ont quelques rares mots pour s’intégrer dans un texte banal.

Quant au sujet, j’ai repris le même que la version anglaise mais la syntaxe et les faits sont variants. Les personnages ne m’appartiennent pas, plutôt à une vieille série de western dont j’ai oublié le titre mais pas le nom de certains personnages, et que je visionnais mentalement et machinalement pendant mon écriture.

Enfin, le livre cité est mon livre de chevet constant.

 

De la lecture à voix haute

 

A propos, Laila, sais-tu lire ? demanda doucement Matthew.”

Béate, Laila fit non de la tête. Curieuse, elle le regardait intensément.

Donc, euh, connais-tu les lettres et les chiffres ? ajouta-t-il.”

Et cette fois-ci elle acquiéça.

Faut que t’apprenne à lire les mots entiers en anglais, et tu sais donc comment on fait pour lire si tu sais lire ta propre langue. Globalement, moi, c’est le docteur Mike qui m’a appris la lecture. Ha, Mom ne savait pas, bien sûr, et n’avait guère le temps avec le travail au champs.”

Il s’empara d’un livre épais au doux titre de America, a narrative history, qui, rangés sur une étagère, planche dégrossie brute pour faire une bibliothèque, formaient un trio avec la sainte bible et l’encyclopédie médicale.

J’ai commencé avec celui-là, mentit-il un peu, ce qui te permettra de connaitre notre histoire.”

 Kaléiscope des cultures américaines, il aimait ce livre et ce, malgré qu’il avait initialement opté pour la sainte bible ; il se ravisa, pensant que ce serait provoquant.

Loin de t’embêter car ce n’est pas celle de ton pays d’origine ; mais bien nous connaitre, nous, c’est se connaitre mieux soi-même. Mom le disait sans cesse ; le docteur Mike aussi. Nous, dès qu’on trouve le livre d’histoire de ton pays, promis, nous le lirons aussi, ensemble si tu veux bien… Oh, conclut-il, allons nous installer dans le jardin de l’école, près de l’église.”

Puis, le livre sous le bras, il attrappa un plaid au crochet, roulotté, et sortit après un “Suis-moi !” énergique. Quelques instants de réflexion, tout en marchant, Matthew continua à parler :

Rien ni personne ne vient par là-bas ; l’école est fermée depuis que la maitresse est partie ; et le révérend est trop souffrant pour donner la messe.”

Silencieusement, Laila acquiéça. Toute en bois, l’école était vide de ses écoliers : un unique banc subsistait qu’ils sortirent avec difficulté et dont ils recouvrirent du plaid coloré.

Une fois que tu connais le son qui correspond aux lettres, c’est facile à comprendre malgré le millier d’exception qui existe, tenta-t-il de blaguer. Voyons, tu t’entraineras à lire les syllabes à voix haute, je te corrigerai ; alors pas de crainte.”

Waouh… quelle belle voix tu as ! souffla-t-il lorsque Laila essaya de prononcer les premiers mots, tremblotant et bégayant.”

Xénophobie non encore acquise ou innocence encore à fleur de peau , Laila ne retint pas ce commentaire, toute à sa lecture d’où un vrai bonheur s’en échappait, crachottant comme l’énorme locomotive noire qu’elle avait prise pour venir dans cette ville du Far West.

Y avaient-ils quelques dangers qu’ils ne voyaient pas, quelques sentiments qu’ils ne connaissaient pas ou quelques actes patriotiques qu’ils envisageaient, ces jeunes gens – oui, assurément, et ils s’y préparaient.

Zoomons donc sur eux notre objectif, deux jeunes gens qui travaillaient dur pour s’intégrer à la société de Springfield, ville de l’ouest pionnier où même moi, je me lancerais enthousiaste à la lecture et l’écriture (élaboration !) d’une histoire narrative.

 


29/07/2014
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Comment croquer un moineau ?

Le surf sur le net est une activité nette comme la gymnastique le matin !

Eh là, j’ai déniché de superbes oiseaux de leur forêt ou étang japonais ! Des images, des croquis ou des esquises où nagent des coups de crayons si jolis dans le sens de la brise.

Et qui dit japonais dit intérêt !

 

 

Donc je remets à la Lueur du Lampadaire les croquis en question afin d’archiver sur le net ce qui s’y trouvait déjà pour qu’un jour – très proche – je puisse les croquer à mon tour !

Vous de même si le coeur crayon vous en dit !

 

Allez, je m’esquisse !

 

 

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Comment on fait pour croquer un moineau ?

 

comment croquer un moineau.jpg


25/07/2014
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Poème à deux voix

DSC03782.JPG

 

Je me balance dans le hamac

D’où j’entends le bruit du ressac

Pendant que chacun à ses affaires vaque

Ce qui ressemble au bruit d’un avion sur le tarmac

J’ai ressenti comme de l’arnaque

Que ce tranquille tohu-bohu ne tourne au micmac.

Printemps / été 2013.

 

 

Ce poème est signé ma sœur et moi (lignes paires et lignes impaires respectivement) sur le principe de trouver un mot de rime identique selon le premier issu au hasard d’un livre, et composé uniquement à l’oral.

 

Amusement, phases d’oubli, exaspération et phrases étranges garantis !


22/07/2014
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