A la Lueur du Lampadaire !

MISHIMA Yukio 1 : Patriotism in Adalana's challenge Ecrivains

Japonais décembre 2013

 

Adalana dans son challenge "Ecrivains japonais 2013" impose une lecture libre dont le sujet est Mishima Yukio pour ma lecture de décembre.

 

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Une nouvelle plutôt courte qui relate le suicide d’honneur d’un officier japonais à l’époque de l’empire nippon.

Une nouvelle qui m’a choqué quelque peu : pour un acte raté, une défaite ou une punition, la culture occidentale prône la vie alors que la culture japonaise le suicide.

Donc, en résumé, le lieutenant Takeyama Shinji récemment marié à Reiko, apprend que ses collègues et amis proches sont devenus des traîtres à la patrie – peu importe s’ils on raison ou non. Il est chargé de les arrêter et les exécuter – ce qu’il ne peut se résoudre à faire. Par conséquent, il décide de couper la poire en deux : être lui-même mort lui évitera de tuer ses amis qui, de toute façon, vont mourir de la main d’un autre officier.

Hum, oui, c’est une solution.

Moi, j’aurais refusé cet acte d’exécution, serais ainsi traite à la patrie et exécuté en même qu’eux. Au final, tout le monde meurt. Il n’y a que la manière qui change.

Hum, je ne sais pas si c’est une meilleure solution.

Finalement, la peine de mort a été abolie dans nos contrées occidentales. Alors, oui, je peine à comprendre ce récit.

 

Qui relate au final, les derniers instants, les derniers préparatifs du couple, les derniers événements qui les lient encore au monde, puis le suicide en lui-même et tous les sentiments et émotions engendrés. Des sentiments plutôt contradictoires, par exemple, ils sentent confiants l’un envers l’autre et envers la mort, alors qu’ils devraient effrayés ! Bon, la peur n’empêche pas la mort, mais quand même, de là à dire que c’est une broutille, non ! Ou bien par exemple, une voix fermement déterminée et pourtant chaude et pleine de tendresse.

Bref, âme sensible, s’abstenir de cette lecture.

C’est d’autant plus fort émotionnellement que la scène est décrite d’abord comme un faire-part de funérailles et avec un grand réalisme ; ce n’est pas un film avec une action possible mais peu probable !

On peut, en outre, se servir de base pour une étude sociologique vraie si on considère le texte comme un acte réel ou une étude sociologique littéraire si ce n’est que fiction où l’idéal de la mort intentionnelle vue par l’auteur y est représenté.

L’auteur apporte également un certain sens poétique, dans le décor de la maison, les gestes quotidiens qui prennent alors un sens lourd, les dessins du papier mural, ou même le regard de la femme. Cette poétisation n’allège pas le texte, au contraire, elle l’alourdit, le rend plus inatteignable, comme si ce que l’on est en train de lire n’est qu’un rêve et que nous-mêmes sommes le rêve.

 

Bref, la nouvelle choque si on n’en parle/débatte/analyse pas à haute voix, juste après la lecture. Sinon, elle s’infuse en nous et…

Ainsi, j’ai rédigé cette page tout juste après la lecture. J’ai un peu de chance dans ma peine car, lisant en anglais, je ne saisis pas toutes les nuances qui, je pense, m’entraîneront plus au fond du gouffre.

Bref, esprit éclairé, ne commentez pas de suicide. Si, par malheur, vous vous retrouvez trois soirs à broyer du noir ou des mauvaises pensées, sortez, allez là où il y a de l’animation humaine et discutez de tout et de rien, imprégnez-vous de l’activité humaine et sociale et oubliez toutes les actions criminelles contre vous-même et les autres.

(Quelle conclusion, juste d’après une lecture.)

 



30/12/2013
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