A la Lueur du Lampadaire !

Le pavillon des hommes : sérail revisité

De qui sur la blogosphère de la lecture j'ai piqué l'idée de lire ce manga ? Je pensais le lire, certes, mais pas avant des décénies !... Pourquoi en ai-je soufflé mot à ma petite petite petite soeur ? Qui m'a donc forcé à la lecture... Je ne dis pas quelle torture je dois m'attendre... secret d'état... T.T

 

  

 

Voilà donc les tomes du Pavillon des Hommes à la casserole ! C'est donc la vie d'un jeune homme recruté dans le harem du shogun... dans un pays qui recèle très peu d'hommes et beaucoup de femmes. L'organisation gouvernementale, socio-professionnelle et culturelle s'est alors rassemblée autour de la figure féminine. Franchement c'est une bonne intrigue.

Ce qui me dérange un petit peu, c'est le rôle de l'homme de l'intrigue renvoyé au rôle de la femme du monde réel. Soit : faire les corvées de la vie quotidienne et ne pas pouvoir prendre des décisions officielles ? Ok. Ne pas pouvoir user de la force physique masculine et de tous ces sports de combats tout en étant moins talentueux que la femme ? C'est bizarre. Bon, dire 'sois fort et tais-toi' à la place de 'sois belle et tais-toi' passe encore pour crédible. En revanche, les femmes plus douées que les hommes en arts martiaux me parait absurde ; pas impossible pour une bonne poignée, mais pas pour toutes car les règles de la vie n'ont pas changé à 100% - certes aménagées mais pas en profondeur.

 

Ainsi, malgré la dominance féminine, rien n'a vraiment changé dans la façon de régner sur le pays. Peut-être que les guerres sont plus douces - ou plus cruelles ; peut-être que les règles dont plus humaines - ou plus nuisibles ; ce qui est certain, les femmes ne sont pas prévisibles : aucune ne correspond à une autre. Pourquoi, dites-vous ? Parce qu'elle est un être à réflexion, posé et sage, elle n'aime ou aggresse si elle a d'abord réfléchi à la situation ! Mais ce que je ne dis pas, c'est si elle est bénéfique pour elle ou pour autrui... C'est affaire de la vie, ça ! 

 

   

 

Bon, le premier tome nous présente donc le contexte historique et le héros puis la question majeure. Déjà on apprécie le héros, on s'y attache si lestement, il est si honorable avec un sens du devoir imparable, si loyal et honnête, il est de ces héros naif auquel on veut bien se damner ! Alors la question qui tue nous pose un vrai dilemme cornélien ! Je ne peux pas la révéler sinon je gâche le mystère - mais un indice quand même : relisez bien la phrase précédente... et lisez le manga. D'ailleurs, si les images m'ont bien fait apprécier le coup de crayon du mangaka, la question qui tue m'a fait lire pour en connaitre le dénouement - sinon je le lachais le livre ! Tant pis pour les désagréments que me promettait ma petite petite petite soeur !

Je m'attendais à des histoires d'amour comme on lit dans les bouquins à l'eau de rose : en fait non. C'est des intrigues de cour et de harem qui s'y attachent. Oui, la jacquette invitait bien à quelque chose de trouble et de hautain...

En fait, si : mais par petites touches parce que le héros ne peut être auprès de sa belle, par exemple.

Et bien sûr, des rebondissements inédits ou travaillés, connus des spectateurs de dramas historiques asiates. 

 

En conclusion, ça se lit vite et bien, avec un peu d'action en huis-clos ou en intérieur : à la manière d'intrigues de cour. Bon, faut être honnête : c'est pas l'aventure mais c'est pas la leçon de  morale bien pesante ; par contreil y a beaucoup à lire et à comprendre les us et les moeurs. Comme si on voyageait dans une autre dimension : c'est bien, ça, n'est-ce-pas ? Et ne soyez pas rebuté par les personnages qui vous attendent sur la jacquette, hein !

 

 

 

 

 

 

 

 



14/02/2013
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