A la Lueur du Lampadaire !

La mer de l'ombre

Trouver de l'heroic fantasy rédigé par un auteur japonais sans que ça doit du manga est très difficile. Bon, en cherchant bien, peut-être... pas si simple : pas une once de ce cocktail dans ma PAL et BM.

 

Jusqu'au jour où je tombe sur un bouquin manga-esque sans les dessins réglementaires ! Comme c'est bizarre... 

 

 

    

 

 

C'est une série titrée Les 12 Royaumes et les tomes 1 et 2 sont eux-même titrés La Mer de l'Ombre ; de ONO Fuyumi-sama. De quand date l'achat de ce mini-livre ? Je n'en fichtrement rien... J'aime beaucoup le format spécial 10,5X15,5 cm (1). C'est pas un livre de poche mais plus maniable, lovable dans la poche arrière du jeans. C'est pas plus épais ; pourtant l'histoire n'en est pas plus baclée - en restant dans les livres de jeunesse. Bah oui, pour les adultes, c'est limite ; à l'exclusion des mangavores et des livrores (comprenez, lisant tous ce qui tombent sous la main, pauvres livres... j'étais dans cette dernière catégorie à une période de ma vie... désastreux, un vrai addict des mots de toutes formes, comprenez, sans queue ni tête... enfin je m'égare, là...)

 

Entrons dans le vif du sujet de ces 2 premiers tomes !

NAKAJIMA Yoko est une lycéenne pas très dégourdie ; une fantasy héroine, elle ? Va falloir qu'elle se lève tôt ! Mais ce n'est pas sans compter l'aide de Keiki, un gars au costume des 12 royaumes et de ses compagnons au bestiaire divers et varié.

 

 

 

Que doit-elle faire ? Sauver quoi ? comment ? La question qui a fait que je lis le manga-roman.

Il faut dire que ses ennemis sont pas des humains mais des bêtes sauvages douées d'assez d'intelligence pour être humaines. Et ces bestioles sont plutôt une bonne nouveauté ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès le début, le passage d'un monde à l'autre est fascinant, les indices qui l'indiquent sont facilement déduisibles - sauf par Yokô-chan : c'est un plaisir de les découvrir par soi-même, on se met à en rêver ! Le parcours de Yokô-chan dans ce monde fantasy est très logique et réel : ce que tout ado aura à subir... même sur la Terre lors d'un voyage en pays étranger. Bien sûr des petits éléments peu logiques doivent être maintenus pour les besoin de la fantasy, non ? 

 

Je me suis senti redevenier adolescent... 

 

Parmi les éléments de syntaxes qui rentrent dans les effets spéciaux de la narration, il y a d'abord la répétition du cauchemar de Yokô dans la réalité. Bon, c'est un rêve prémonitoire, ok, mais il est repris au mot à mot, les phrases identiques ! Ne nous croirions-nous pas en train de re-rêver ce cauchemar ?

Ensuite, des chocs auxquels je n'étais pas prêt du tout ! Le fourreau de l'épée par exemple. Il est perdu dès le départ de cette aventure. Je pensais que cela signifiait l'extrême stupidité d'une fille envers une arme de combat. Et bah non ! Ou, autre exemple, le singe bleu qui suit l'héroïne. Un avatar - dans tous les sens du terme - du Chat d'Alice. Qui parle, critique, accuse etc... Je ne l'ai pas aimé dès qu'il a pointé le bout de sa truffe, celui-là ! Et bah il est si... si... si... inatendu de savoir qui il est que j'en ai la machoire de tombée !

 

Bref, la somme de tout ce ramdam c'est... Le roman passe ainsi de l'ordinaire à l'extraodinaire en deux tomes. C'est du classique, la petite fille banale qui se révèle être une princesse. On s'y attend pourtant ! L'auteur réussit à nous happer dans son trip - par quelle magie ? Bien que ça m'a d'abord paru bien niais...

 

Bref, ce n'est qu'un voyage genre boy-scout dans la forêt, l'attaque des démons-yôma en moins. Quoique... Ça peut être lassant, à la longue ; ça l'a été parfois. Ce n'est qu'une prise de conscience de ce que l'on est avec toutes les responsabilités qu'on porte, le passage de l'adolescent à l'adulte avec tous les sentiments qu'on a en nous. Dirait le psy - non, non, j'en vois pas... Je me suis reconnu dans la représentation que Yokô incarne : une personne ordinaire qui aspire à l'extraordinaire sans les émotions qui incombent à l'humain. Et pourtant je ne suis pas quelqu'un de facilement démontable. (Comment on est passé de Yôko-chan à moi ?)

 

 

Cette façon dont l'auteur a réussit à exprimer me rend admiratif à chaque lecture. L'écriture pour ado n'est pas chose simple ; émouvoir un adulte avec ça l'est plus que remarquable. Et ça semble si facile... Faire de la morale sans l'imposer comme telle. Manipuler les cerveaux sans l'imposer comme tel. Deux faces d'une même pièce : à soi de choisir aussi bien dans un livre que dans la vie.

 

 

Une autre saga donnait des prétentions pareilles : c'est la longue série d'un sorcier à l'éclair sur le front... Qui ?

  

Si bien que les autres épisodes de la série me tentent beaucoup ; d'autres héros, de nouvelles responsabilités, des aventures extraodinaires au pays de chimères ! Entre Wa et Kan ou Japon et Chine, là où prend place la mer intérieure du Japon peut-être... 

 

 

  

 (1) petit à petit à la mode, chez d'autres éditeurs - et pas pour ces titres-là, le petit format, plus petit que le livre de poche, a tout de même une façon de le tenir plutôt bizarre : les pages se tournent de bas en haut. Soit un livre normal / traditionnel, tourner-le d'un quart de tour et voilà cet étrange format... J'aime pas, trop bizarre à lire... 

 

 

(images issues d'internet.)

 

 

 

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21/10/2012
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